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Hydraulique

L’Hydrologie de la baie de l’Aiguillon

La baie de l’Aiguillon se caractérise par un échange important entre l’océan et les milieux terrestres, typique d’un écosystème estuarien. Cet espace est alimenté par :

  • deux principaux cours d’eau qui sont le Lay et la Sèvre Niortaise. A ces cours d’eau s’ajoute trois grands canaux évacuateurs (la Raque, Luçon et le Curé) et en amont, un chevelu complexe de canaux qui drainent le Marais Poitevin et se jettent dans la baie créant ainsi des apports d’eau douce. La superficie totale des bassins versants et des zones de marais drainés par les cours d’eau est de 6 100 km². Le réseau hydraulique du Marais Poitevin a pour objectif d’acheminer les eaux des bassins versants vers la mer, tout en permettant une valorisation agricole des terres du marais. Ces niveaux d’eau sont gérés par un ensemble d’ouvrages hydrauliques qui permettent de réguler les niveaux selon les usages et la saisonnalité ;
  • des marées de l’océan Atlantique au nombre de deux par jour. Ces masses d’eau océanique créent alors un mélange de transition (entre eau salée et eau douce) en rencontrant les eaux continentales de la baie de l’Aiguillon. Du fait de la morphologie particulière de la baie, le temps de résidence des eaux est très long : il serait de l’ordre de 130 jours.
Canal de Luçon (RNN Baie Aiguillon)

Canal de Luçon (RNN Baie Aiguillon)

La très grande productivité de la baie de l’Aiguillon est liée à l’apport de nutriments par les principaux fleuves et les différents chenaux. Elle dépend des variations de salinité, en partie liées à celle des débits des cours d’eau. Ces débits sont gouvernés par les activités agricoles des bassins versants mais aussi par la gestion des niveaux d’eau dans les marais. Cette gestion quantitative des eaux du marais influe sur l’aspect qualitatif de la baie : en fin d’été, on constate une sursalinité des eaux suite au manque d’apport en eau douce, conservée notamment pour l’irrigation agricole et le tourisme. A contrario, on observe une dessalure en fin d’automne/début hiver, de part l’ouverture des écluses libérant ainsi les eaux. Ce phénomène est un processus normal, mais c’est plutôt son intensité qui peut engendrer des effets sur l’écosystème de la baie.

 

C’est pourquoi il est important d’étudier les aspects quantitatifs et qualitatifs des apports afin de connaître les potentialités biologiques de la baie de l’Aiguillon.

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